http://www.gopetition.com/online/22274.html
Pour un monde sans colonisateurs, sans intervention, pour la souveraineté (alimentaire, sociale, économique, écologique) pour la justice et la dignité de tous les êtres humains...
516 ans de résistance populaire, indigène et noire : pour un 12 octobre (date de l'intervention europeéne en Amérique (la 'Amérique" est tout le continent, depuis la Patagonie - au sud de l'Argentine - jusqu'à l'Alaska)
Pour la souveraineté, la justice et la dignité de la Bolivie et son président autochtone et de l'Abya Yala (Continent Américain) !
Afin de renforcer les processus de changement et de repousser l'agression, tous unis avec la Bolivie et l'Abya Yala (Continent Américain) pour un monde plus juste.
Signez S.v.p. notre pétition !
paso a ser rayo de sol
me ha tocado tu mirada
madre
rio cristalino sobre onix negro
no paran
soy nube
A la table d'à côté 6 vielles dames mangent,
elles ont toutes au tour des 75 ans... elles racontent des souvenirs, vieux et récents.
Leurs robes de jeune fille, leurs déjeuners avec leurs petites filles, oui,
celle qui va se marier, une fois c'est elle qui invite, une fois c'est moi...
dit celle au fond de la table avec grande fierté. Chaque une raconte sa petite
histoire et, en suite, l'une d'entre elles sort le cailler où elle a
soigneusement noté les messages de celles qui ont téléphoné pour s'excuser de
ne pas pouvoir venir, et avancent une excuse une maladie au nom étrange qu'elle
subit depuis quatre ans, l'une, l'impossibilité de marcher, l'autre. Elle lit
avec grâce les petits récits qu'elle a soigneusement écrit dans in français
soigné, gentil et doux, propre aux dames de sa génération. La dernière absente
argumente qu'elle a des ennuis avec les yeux.
- Tu te rappelles ? Dans le temps, elle ne
voulait plus venir à nos réunions.
-Oui, elle voulait plus venir me voir, car
el vivait avec un homme
-Et ils n'étaient pas mariés.
-Maintenant on est prêt à tout.
- Et, à la fin, ils se sont mariés?
La plus vielle, change de sujet. Elle porte un
chignon et est la seule à porter une robe, en soie chinoise rouge vif avec des
fleurs blanches, car les autres sont en tailleurs de grand-mère dans des tons
beige, jaune pastel, blanc cassé, sable. Elle, déterminée, change le sujet en
annonçant qu'elle va lire une petite histoire pour ces amies, et commence :
Une vieille
dame s'arrête un soir sur un restaurant d'autoroute.
Elle va au
self et prend une soupe chaude,
puis va
s'asseoir toute seule à une table.
Elle se
rend compte qu'elle a oublié de prendre du sel.
Elle se
lève, erre un peu dans le restaurant avant d'en trouver,
et retourne
à sa table.
Mais en
revenant, elle y trouve assis un homme, un noir,
qui plonge
sa cuillère dans le bol de soupe et la mange lentement.
"Oh !
Il a du culot ce noir ! pense la brave dame.
Je lui
apprendrais bien les bonnes manières "
Mais elle
s'assied sur le côté de la table,
et
charitablement le laisse manger un peu de sa soupe.
Tirant un
peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi,
cherchant à
partager au moins cette soupe avec lui.
Le noir
retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.
La dame se
remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès.
Et ils
finissent la soupe ainsi.
Alors le
noir se lève, lui fait signe de patienter,
et revient
avec une portion de frites énorme, qu'il partage avec elle, comme la soupe.
Enfin ils
se saluent, et la dame part aux toilettes.
Mais quand
elle revient, elle veut prendre son sac pour partir,
et découvre
qu'il n'est plus au pied de la chaise.
"Ah !
J'aurais bien dû me méfier de ce noir !".
Elle hurle
dans tout le restaurant, criant au voleur,
jusqu'à ce
que finalement on retrouve son sac,
posé au
pied d'une table où repose un bol de soupe refroidie...
son bol
auquel personne n'a touché.
Celle qui a lu le cahier dit :
- Ah oui, moi j'en vois souvent, des noirs. Dans le train. Vous savez, dans mon
village il y a ce centre de réfugiés et je les croisse souvent dans le train.
Je suis toujours très gentille avec eux, car, imaginez vous si nos enfants et nos
petits enfant sont obligés de partir vivre au Sudan.
Les cinq autres restèrent un instant immobiles comme des statues en la fixant.
Après court silence gêné les commentaires sur le dessert conduirent les vielles
dames sur un terrain moins scabreux.
........................................................................................................
A la sortie, une femme un peu ronde mais très sportive, aux cheveux bruns et courts,
traverse devant la pharmacie à pas militaire, suivie de ce deux filles, aux
environs de 10 et 13 ans. Elle dit à l'aînée :
-Il vont te faire avaler un de ces gros machins.
La fillette répond :
-Ah bon, il est énorme?
Nous nous éloignons sous ce ciel si beau, si clair, si frais, qui ne garantit
pas pour autant le bonheur de tout le monde.
"En 1948 et en 1976 les Nations Unies ont proclamé des longue listes de Droits Humains ; mais l'immense majorité de l'humanité n'a plus que le droit de voir, d'entendre et de se taire.
Voilà que je reviens, on ne peux pas dire que je suis la plus constante. Ai-je quelque chose a faire ici? à part lire le commentaire de Andy Verol? en fin, j'aime les couleurs de ce bon vieux blog semi-desertique...
J'ai quelques idées derrière la tête... Je reviendrais peût être.
TUAREG DE PASCAL MAITRE

![]()
J'ai essayé d'écrire un article. Mais il n'a pas apparu. ben merde, plus envie de le re-écrire, tant pis.
Je dirais cependant que j'ai trouvé un essaim de bloggeurs de la république du Sacre Coeur, vers les tropiques, autour des 16 - 24 ans. Ils sont terriblement intellos et ne parlent que de littérature, philosophe et musique. Ils ne font que vaguement et rarement allusion à la politique presque en rigolant. Ceci s'explique car, là-bas, si t'as pas la bonne opinion, il se peut qu'on te raie de la carte très rapidement. Au même temps ils écrivent des petites blagues bêtes et parlent d'amour. Évidement ils appartiennent à la minorité qui a un ordinateur et qui peut passer son temps à écrire et bavarder.
Je me dis que le fait de naître dans un pays ou les jeunes n'ont aucune autre chance que celle de naître dans la bonne famille, laisse beaucoup de temps pour lire et s'instruire. Je me dis aussi que la culture intellectuelle est dans ces pays une drogue pour ne pas voir la misère qui nous entoure et qui nous crie. Une manière de mener une vie secrète riche et pleine de surprises, avant que la culpabilité, l'exil (volontaire ou pas) ou la pauvreté ne t'attaquent. Ou bien une recherche forcenée du savoir pour conjurer cette situation insupportable, pour lui y trouver une solution.
Parmi eux j'ai trouvé un gars attachant. Il a 20 ans. Il est de 'bonne' famille, il joue la basse, il peut se donner le luxe étudier la littérature. Je pense qu'il va à l'université des Jésuites (chère et privée) . Il a passé son enfance et son adolescence à traverser la ville en bus pour aller dans une belle école privée de celles qui se trouvent tout au nord. Cela veut dire plus de 3h x jour de gaz carbonique dans un bus, vu la pollution qui y règne. Normalement, pendant ces trajets on passe ce temps à discuter et a jouer avec les copains et a draguer, si l'on a de quoi s'inspirer. Je l'ai fait moi aussi pendant quelque temps, vingt ans avant lui. A l'époque il y avait beaucoup moins de voitures. Quelque temps après mon père a décide de déménager plus nord. Ce gars, qui a les yeux le plus beaux et tendres du cyberciel et une personnalité délicieuse qui fleurit dans son écriture, a perdu son estomac à cause d'un cancer. Il dit qu'il n'est pas le seul de son école. Il continue a vivre ses 20 ans, plein d'amour, de rêve, de musique. Mais des fois, lui ou les autres, écrivent qu'ils on peur de se faire attaquer ou tuer dans la rue par certains delinquents qui refussent de rester pauvres.
Je crois que s'ils avaient été un peu plus riches, il auraient pu vivre plus au nord et il n'auraient pas été exposés à tant de contamination. Des fois il vaut mieux être dans la foret a cueillir des racines, que de ne pas être assez riche (seulement un 10% de la population l'est), dans cette ville de 8 millions d'habitants. Dans cette république bananière, les propriétaires étrangers des bananes font des razzias lorsque les employés demandent une augmentation ou créent un syndicat. C'est pourquoi moi, ici en terre francophone, je bouffe de bananes Maxavellard, même si cela me coûte plus cher. (Moi, comme beaucoup de latinos, je suis banano-dépendante. Va savoir si c'est psychologique, dû au manque de soleil pendant l'hiver, le printemps et l'automne ici en Europe, ou, si on en a plus besoin, biologiquement parlant, que les autres)
